La création d’entreprise n’a cessé de croître ces dernières années mais on constate également qu’un nombre important d’étudiants se lancent dans le grand bain dès la fin de leurs études.. Encouragés par les structures d’incubation champignonant dans quasiment toutes les écoles de commerce et d’ingénieurs. C’était mon cas en 2005.
A force de rencontre avec des entrepreneurs, de mentoring avec les porteurs de projets , la plupart assez jeunes , autour de 25 ans, j’ai pu constater une tendance assez commune à un grand nombre de ces boîtes :
- Il s’agit de sociétés ou de projets sur internet
- A destination du Grand public
- Sur le secteur des services
Cet environnement est donc tout à fait propice à la création d’entreprise mais pour autant il est très difficile de percer dans ce dernier :
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- En effet, Internet est le média N°1 des nouveaux chefs d’entreprise , de part sa facilité d’accès, son coût d’entrée sur le marché peu élevé et également pour certains via le côté technophile des services associés aux applications web. Bien entendu, il s’agit de l’arbre qui cache la montagne de cash qu’il faut derrière pour se développer sur le web.
- Le Grand public est souvent la cible choisie car le jeune entrepreneur ne connaît pas de cible B2B étant donné son niveau d’expérience professionnel assez faible. Se faire connaître du grand public n’est pas une mince affaire lorsque l’on débarque sur un marché sans notoriété quelconque.
- Le secteur des services des services est souvent celui choisi pour des raisons de facilité de business également. J’ai souvent entendu dire, « je ne veux pas de produits, pas de stocks, pas de logistique, c’est trop compliqué et coûteux à gérer ». C’est également celui-ci ou il est le plus facile de trouver des besoins qui par définition peuvent être segmentés à l’infini.
La conjonction de ce model » Web-B2C-service » à donc un grand avantage , c’est qu’il permet de créer son entreprise et de sortir assez facilement un projet sur le marché.
En revanche, une fois sur le marché , c’est là ou les choses se compliquent :
- Se faire connaître sur internet en B2C nécessite des compétences et un budget très conséquent pour véritablement générer du CA et garder un niveau de rentabilité suffisant. Le facteur clé de succès est donc le cash pour faire de la pub. Un grand nombre de petites sociétés d’e-commerce se retrouvent rapidement pris dans l’engrenage de Google qui ponctionne dans certains secteurs jusqu’à 100% de la valeur du premier achat. Les ROI sur le web sont difficile à atteindre lorsque l’on manque de compétences en interne pour optimiser ses campagnes. L’agence web aura également un coût non négligeable. Le E-commerce à donc un coût d’entrée élevé malgré tout si vous voulez vraiment faire du business sur ce canal.
- Se faire connaître du grand public reste d’une manière générale un travail de longue haleine et coûteux. « nous ne sommes pas connu, mais notre objectif est de devenir le N°2 du secteur » avec un budget de 10K€ » , c’est souvent un discours que l’on peut entendre . L’ambition est une bonne chose mais la capacité d’exécution en est une autre.
- Le secteur des services est donc extrêmement concurrentiel , avec des milliers d’offres , de sociétés dont il est difficile pour le consommateur d’y voir clair ! Aucune barrière à l’entrée la plupart du temps. La seule étant finalement, la visibilité et la notoriété de l’offre ou de la marque.
Comment s’en sortir lorsque l’on se trouve dans cette situation ?
Innover dans le service lui-même ou dans sa capacité d’exécution, trouver une niche suffisamment grosse pour en vivre, trouver des leviers d’aquisition à faible coût. Faire valoir de manière extêmement clair son positionnement, sa différenciation et son bénéficie pour le client. Les réponses sont au cas par cas bien évidemment en fonction de l’équipe, du secteur et de la valeur ajoutée de la start-up .
La première étant à mon sens, d’éviter ce trio infernal lorsque l’on débute dans l’entrepreunariat à la sortie de l’école, sans réseau, sans argent et sans métier. Le principal risque étant de végéter avec une société qui vivote et qui a du mal à trouver sa place sur son marché.
A vos commentaires..











Avantage du B2C néanmoins, la rapidité de décision. La personne targetée est celle qui va acheter.
En B2B, les cycles de ventes sont souvent assez longs.
Autre point a noter parmis les start-up, si elles commencent souvent par du B2C c’est aussi car c’est ce qui permet de rentrer un peu de cash rapidement et ne pas risquer de se transformer en SS2I pour leurs clients B2B. Ces derniers demandent souvent de la customisation, du cas par cas. Le tps passé à développer du personnalisé est il rentable?
Commencer en B2C permet selon moi de tester son marché, de faire les premières rentrées (plus ou moins rapidement) de cash pour se rassurer sur la pertinence de l’offre mais également d’avoir des retours utilisateurs rapidement!
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